La DARES (direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques) exerce une double fonction au sein du ministère du travail, de l'emploi et de la santé et du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie : elle éclaire le débat économique et social en produisant une information statistique régulière, en réalisant des études, en promouvant et en organisant des travaux d'évaluation des politiques publiques et en suscitant les recherches dans les domaines de l'emploi, du travail et de la formation professionnelle (ETFP) ; elle éclaire la conception et la mise en œuvre des politiques publiques dans ces domaines au sein des deux ministères par la production d'analyses prospectives et par le suivi et l'évaluation des résultats des politiques menées.
Champs d'études : emploi, travail, formation professionnelle
En 2024, les entrées en contrat unique d’insertion (CUI) baissent pour la troisième année consécutive (-28 %). Elles atteignent leur niveau le plus bas depuis la création des CUI en 2010, avec 69100 entrées. Des données régionales sont disponibles.
Dans le cadre de l’évaluation de l’expérimentation « Territoires zéro chômeur de longue durée », une collaboration entre la Dares et l’Insee a été mise en place pour proposer une photographie socio-économique de chacun des territoires concernés. Pour la Martinique, une expérimentation a été mise en place à Rivière-Pilote.
La Dares propose une analyse sur les 277 000 jeunes entrés en CEJ en 2022, pour lesquels l’intégralité du parcours est observée. Comment et avec quelle intensité sont accompagnés les bénéficiaires du CEJ ? Comment évolue leur suivi tout au long de leur parcours ?
La Dares propose un document bilan sur les entrées en contrats aidés en 2023. Elles diminuent de 25 % par rapport à 2022, en nette baisse pour la deuxième année consécutive.
La Dares et Pôle emploi publient mensuellement, selon un calendrier arrêté pour l’ensemble de l’année, des statistiques, essentiellement nationales, sur les demandeurs d’emploi inscrits et les offres collectées par Pôle emploi dans la collection Dares Indicateurs. Des données brutes au niveau local (régions, départements et zones d’emploi) sont mises à disposition sur internet dès la publication du Dares Indicateurs.
Quel bilan du dispositif « Prépa apprentissage » ? Rapport transversal des monographies de projets dans les régions Ile-de-France, Centre-Val de Loire, Normandie et La Réunion, Nouvelle-Aquitaine, Pays-de-la-Loire, Bretagne et Martinique ?
Lancé à l’été 2020 en réponse à la crise sanitaire liée au Covid-19, le plan « 1 jeune, 1 solution », qui s’appuie en grande partie sur des dispositifs déjà existants, vise à faciliter la formation et l’insertion professionnelle des jeunes. Entre mi-2020 et mi-2021, les entrées dans les principaux dispositifs du plan atteignent 1,8 million, en hausse de 41 % sur un an.
En juillet 2021, un an après leur sortie d’études, l’insertion professionnelle des apprentis et lycéens professionnels de niveau CAP à BTS s’est nettement améliorée par rapport à leur situation en janvier 2021.
En 2020, les jeunes sont affectés par la crise sanitaire. Au plus fort du premier confinement au mois d’avril, par- mi les moins de 30 ans, les embauches chutent de 77 % sur un an et le nombre d’inscrits à Pôle emploi augmente de 36 %.
Parmi les mesures du plan « 1 jeune, 1 solution », l’aide à l’embauche des jeunes permet aux employeurs de bénéficier d’une aide pouvant aller jusqu’à 4 000 euros pour l’embauche d’un jeune âgé de moins de 26 ans, en CDI ou en CDD de trois mois ou plus. Cette étude dresse une toute première évaluation des effets de la mesure sur l’emploi des jeunes, et pas seule- ment sur les embauches de jeunes. Ce dispositif aurait permis une hausse de 7 % de l’emploi en CDI ou CDD long des jeunes de 22 à 25 ans, soit 60 000 emplois.
Afin de recueillir rapidement des informations relatives à l’impact de la crise sanitaire sur les missions locales, leur activité et sur les publics de jeunes qu’elles accueillent, la Dares a réalisé une enquête flash auprès de ces structures.
Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A, B ou C diminue dans 90 départements. La baisse est moins prononcée pour les demandeurs d’emploi senior. Les hausses sont principalement situées au nord et l’est du territoire, mais c’est la Martinique qui connaît la plus forte augmentation (+1,7 %).
En 2018, 963 000 jeunes âgés de 16 à 25 ans ne sont ni en études, ni en emploi, ni en formation – Not in Education, Employment or Training (NEET) –, selon la définition d’Eurostat. Ce nombre a baissé ces dernières années : il s’élevait à 1 025 000 jeunes NEET en 2015. En 2018, ils représentent 12,9 % des jeunes de cette classe d’âge et 27,9 % des jeunes qui ont terminé leur formation initiale, contre respectivement 13,7 % et 29,4 % en 2015.