L'institut national de la statistique et des études économiques est une direction général du ministère de l'économie et des finances. l'Institut national de la statistique et des études économiques collecte, produit, analyse et diffuse des informations sur l'économie et la société françaises. Il est implanté en Martinique comme dans toutes les régions de France. l'Insee et les services statistiques ministériels (SSM) mettent en ligne, sur internet, la majeure partie de leurs publications. La bibliothèque de l'Insee a pour mission de conserver et de mettre à disposition les documents de la statistique publique qui ne se trouvent pas ou plus sur internet et qui ne figurent plus au catalogue commercial.
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Champs d'études : transversal à tous les thèmes sociaux et sanitaires
Au 1er janvier 2023, la population de la France hors Mayotte s’établit officiellement à 68 094 000 habitants. Elle augmente en moyenne de +0,39 % par an entre 2017 et 2023, comme entre 2012 et 2017. D’une période à l’autre, la contribution du solde naturel passe annuellement de +0,34 % à +0,15 %. Il ne contribue plus que faiblement à la croissance de la population française.
Au 1er janvier 2023, 360 630 personnes résident en Martinique, soit 12 000 de moins qu’en 2017. La baisse moyenne de 0,5 % par an depuis 2017 est moins marquée que celle de la période quinquennale précédente. Elle s’explique par des départs du territoire plus nombreux que les arrivées.
En 2022, les ménages dits « complexes » sont plus fréquents dans les DOM que dans l’Hexagone, particulièrement les ménages qui regroupent un noyau familial et au moins un ascendant ou descendant. Ces ménages multigénérationnels représentent jusqu’à 5 % des ménages dans certains DOM, contre 1 % dans l’Hexagone.
Dans une trajectoire démographique et sanitaire médiane, le nombre de seniors en perte d’autonomie augmenterait jusqu’aux années 2050 pour approcher 2,8 millions. C’est la conséquence directe du vieillissement de la population – les seniors devenant à la fois plus nombreux et en moyenne plus âgés – atténuée par l’amélioration de l’état de santé à âge donné. Entre 2021 et les années 2050, l’augmentation serait plus marquée dans l’ouest de l’Hexagone, en Île‑de‑France hors Paris et dans les départements d’outre-mer. Ces territoires, moins âgés en 2021 que ceux du centre ou du nord‑est, cumuleraient vieillissement de la population et arrivée de seniors depuis les métropoles et le nord‑est de la France.
Chez les 15-29 ans en Martinique, le taux d’emploi reste relativement stable et s’établit à 30 %. Cette tranche d’âge demeure la moins insérée sur le marché du travail en Martinique, comme en France métropolitaine. C’est parmi les jeunes que l’écart avec la France métropolitaine est le plus marqué, avec un taux d’emploi inférieur de 19 points à la moyenne métropolitaine.
Au 1er janvier 2025, la population de la Martinique est estimée à 355 500 habitants. Le recul démographique se poursuit en Martinique. En 2024, la population diminue en raison du déficit des soldes naturel et migratoire, tous deux négatifs pour la 5e année consécutive. Les naissances reculent et la fécondité est inférieure à celle de la France hexagonale. Le nombre de décès et l’espérance de vie sont stables sur un an. La Martinique reste la région où la part des personnes de 60 ans et plus est la plus élevée depuis trois ans et l’exode des jeunes continue.
En 2021, 68 200 enfants mineurs vivent au sein de leur famille en Martinique. Plus de la moitié d’entre eux habitent avec un seul de leurs parents, souvent dans une famille monoparentale, ou plus rarement dans une famille recomposée. Dans la plupart des cas, ces enfants vivent avec leur mère.
En Martinique, le quatrième trimestre 2024 est marqué par un climat social tendu. Dans ce contexte, l’emploi salarié est en baisse par rapport au troisième trimestre. Ce repli touche quasiment tous les secteurs d’activité.
En Martinique, en 2022, les salariés du secteur privé ont une rémunération médiane inférieure à ceux de la France hexagonale. Les écarts de salaires entre les femmes et les hommes sont moins prononcés en Martinique qu’en France hexagonale, quel que soit le niveau de salaire considéré. Ces écarts, en faveur des hommes, sont plus élevés au sein des hauts salaires. La source de ces écarts est multiple. L’analyse des différences de caractéristiques entre les salariés permet d’en expliquer 84,5 %.
Les seniors de 55 à 69 ans résidant en Martinique sont plus souvent en emploi que leurs homologues de l'Hexagone, en moyenne sur la période 2021-2023. Pour autant, cette situation évolue selon l'âge. Les seniors de la région sont moins souvent en emploi entre 55 et 59 ans qu'en France métropolitaine. En revanche, ils le sont plus souvent entre 60 et 64 ans..
Cette étude se focalise sur les unités urbaines de plus de 10 000 habitants de France métropolitaine, de La Réunion et de Martinique.
Cet Insee Résultats présente les Estimations annuelles d’emploi (EAE) au niveau national et localisé (région, département, zone d’emploi) dans l’ordre décroissant des diffusions.
Nouveau Insee Flash Martinique sur l'emploi en Martinique. Paru en avril 2024, ce document nous indique que le taux d'emploi augment sur un et atteint 60% de la population active de 15 à 64 ans en 2023. Le taux d’emploi des femmes rejoint celui des hommes. Pour autant, elles sont plus fréquemment en situation de sous-emploi.
Après quatre trimestres consécutifs à la hausse en Martinique, l'emploi salarié diminue au quatrième trimestre 2023. Les inscriptions à France Travail baissent continuellement depuis le deuxième trimestre.
L’Insee a publié le 8 mars 2024 un dossier sur l'égalité femmes-hommes en Martinique dans le cadre d'un partenariat avec le ministère chargé de l'Egalité entre les femmes et les hommes et de la lutte conre les discrimination. Chaque région présente des chiffres clés sur cinq thématiques (démographie, enseignement-éducation, conditions de vie, travail-emploi, salaires) permettant une comparaison au niveau national, régional et départemental.
En 2020, a population diminue dans six territoires des Caraïbes, regroupant 1,4 % de la population : les îles Vierges américaines, Porto Rico, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, la Martinique, la Guadeloupe et la Dominique.
En Martinique, en 2022, 13 % des adultes de 18 à 64 ans rencontrent des difficultés face à l’écrit, dont 9 % des difficultés jugées fortes. Les difficultés en calcul concernent 21 % des adultes.
Ces bases proposent le taux de chômage pour les 302 zones d'emploi (composition 2020) de France métropolitaine et des départements d'outre-mer (DOM hors Mayotte et Guyane).
La Martinique est la région française où la part de logements vacants est la plus élevée en 2020 (16,1 %).
L’Insee a publié en octobre 2023 le Panorama de la pauvreté en Martinique qui met à jour une diversité de situations individuelles et territoriales. L'approche monétaire a été privilégiée car elle est la seule qui permette une analyse fine d'un point de vue géographique, à un niveau régional ou infra-régional.
Auteurs poursuivables en 2022 et population écrouée au 31 décembre 2022. Comparaisons régionales et départementales.
Au second trimestre 2023, l’emploi salarié augmente légèrement en Martinique, principalement dans le tertiaire non marchand et la construction. Le nombre de contrats d’intérim repart à la hausse. Le taux de chômage recule. Le nombre de demandeurs d’emploi en fin de mois ainsi que le nombre de nouvelles entreprises diminuent.
En moyenne, entre 2015 et 2019, en Martinique, 26 % des jeunes de 15 à 29 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET) soit deux fois plus qu’en France métropolitaine. Une large majorité d’entre eux recherchent un emploi ou souhaitent travailler. La moitié est peu ou pas diplômée et cohabite avec les parents. Les femmes à la tête de familles monoparentales (18 %) sont aussi diplômées que l’ensemble des NEET mais elles cumulent des difficultés socio-économiques. Plus d’un jeune sur quatre est chômeur diplômé. Enfin, 3 % de ces jeunes sont exclus socialement et professionnellement.
Dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, l’impact social de la crise sanitaire s’estompe plus rapidement que dans les autres territoires. L'Insee s'est intéressé à l'évolution de la population des QPV bénéficiaires du RSA et les demandeurs d'emploi pour mesurer l'impact de la crise et la reprise.
Cet ouvrage dresse un panorama complet des pratiques sportives et culturelles en France.
L'édition 2021 de l'ouvrage “La France et ces territoires” offre notamment un panorama sur la problématique de la délinquance au niveau territorial. En utilisant les zonages d’études actualisés en 2020, l’ouvrage fait le point sur les disparités géographiques en France, sur les forces et faiblesses des divers territoires ainsi que sur les conditions de vie de la population.
Les résultats sont issus de l’exploitation complémentaire du recensement de population de 2018. Le champ de l’étude porte sur les enfants, adolescents et jeunes adultes de 3 à 24 ans qu’ils résident en ménage ordinaire ou en communauté l’exception de la partie sur les caractéristiques sociodémographiques des 3 à 17 ans. Au 1er janvier 2018, 17,7 millions d’enfants, adolescents et jeunes adultes de 3 à 24 ans vivent en France. Parmi eux, 30 % vivent en milieu rural.
Cet ouvrage apporte un éclairage sur plus d’un an de crise sanitaire, aux conséquences économiques et sociales inédites : Comment ont évolué la mortalité et la santé de la population au cours des différentes vagues ? Quel a été le niveau d’adoption des mesures de prévention ? Comment le système de soin a-t-il été impacté ? Quels territoires ont été les plus touchés par la baisse des naissances observée neuf mois après le premier confinement ? Quelles sont les conséquences de la crise sur les revenus des ménages et sur le marché de l’emploi ? Comment les jeunes ont-ils vécu cette crise ?
L'Insee présente un ensemble de données sur les quartiers politique de la ville : populations et différents indicateurs sont téléchargeables sous forme de bases de données ainsi que sous forme de fiches thématiques par quartier. Les indicateurs par thématique sont proposés également dans un rapport synthétique pour tous les quartiers prioritaires de la politique de la ville.
La part des Martiniquais de 15 ans ou plus se déclarant en bonne santé (55 %) reste inférieure à celle de France métropolitaine (71 %), bien qu’en augmentation par rapport à 2014. Les problèmes de santé entraînent des limitations d’activité pour un tiers de la population de plus de 15 ans. Plus d’un Martiniquais sur deux est en surpoids ou obèse, un quart déclare de l’hypertension artérielle et la part de diabétiques est deux fois plus importante qu’en France métropolitaine. En 2019, un tiers des Martiniquais ont été contraints à retarder leurs soins, voire à y renoncer.
Cet ouvrage offre un panorama des questions économiques, sociales et environnementales au niveau territorial. En utilisant les zonages d’études actualisés en 2020, l’ouvrage fait le point sur les disparités géographiques en France, sur les forces et faiblesses des divers territoires ainsi que sur les conditions de vie de la population.
En 2019, en France, 12,9 % des jeunes de 15 à 29 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET). Si les femmes sont globalement plus souvent dans cette situation que les hommes, ce n’est le cas qu’à partir de 22 ans. En effet, elles sont plus souvent en études auparavant, puis inactives avec l’arrivée des premiers enfants. L’écart entre les femmes et les hommes se réduit depuis 2003. Il est aussi moins important que dans l’ensemble de l’Union européenne. Quant à la part de NEET elle-même, elle est légèrement plus élevée en France.
Le Département des études, de la prospective, des statistiques et de la documentation (DEPS-Doc) a étendu aux territoires ultramarins l’Enquête sur les pratiques culturelles réalisée à six reprises en France métropolitaine (dernière édition en 2018). Cette enquête a été menée en face-à-face (en français ou en créole) en Martinique auprès d’un échantillon de plus de 1 000 personnes, entre février 2019 et février 2020. Les résultats portent donc sur les pratiques culturelles des Martiniquais entre début 2018 et début 2020, avant le confinement lié à la pandémie de Covid-19.
Dans cette édition, la vue d’ensemble porte sur l’impact social de la crise sanitaire de la Covid-19 et du confinement, dans des domaines tels que la santé, l’emploi, les inégalités femmes-hommes, la scolarité des enfants, les pratiques culturelles, etc. Un éclairage est ensuite apporté sur les enfants, sous l’angle des inégalités sociales..
À l’entrée dans l’enseignement supérieur, 6 bacheliers sur 10 choisissent une formation dans une autre zone d’emploi que celle où ils résidaient l’année du baccalauréat. Les différences sont marquées entre les territoires. Par construction, les jeunes issus d’un territoire n’offrant pas d’établissement du supérieur sont contraints de se déplacer, soit au sein de l’académie (pour 56 % d’entre eux), soit dans une autre académie (44 %). La moitié d’entre eux déménage pour suivre ses études, l’autre moitié effectue des navettes quotidiennes entre son domicile et son lieu d’étude.
Six jeunes sur dix âgés de 18 à 24 ans ne déclarent aucun problème dans les relations avec leurs deux parents. Cependant, quand les tensions surviennent, elles sont souvent associées à des difficultés familiales ou financières. Ainsi, elles sont plus importantes lorsque les parents sont séparés, particulièrement avec le père. Elles sont également plus fréquentes chez les jeunes au chômage.
En 2017, l’équipement et l’accès au numérique dans les DOM sont proches de ceux de la métropole. La fréquence d’utilisation d’Internet dans les DOM demeure plus faible qu’en métropole. Les différences dans l’accès et l’utilisation selon l’âge, la catégorie sociale ou le diplôme y sont semblables, à ceci près qu’elles sont plus prononcées dans les DOM pour les plus âgés et les moins diplômés. Une personne sur deux déclare des compétences numériques faibles ou moyennes. Le commerce en ligne est assez peu utilisé, à l’inverse des sites des administrations et services publics.
En 2018, 759 000 bébés sont nés en France. Moins de 2 % d’entre eux ont une mère née après 1998. Cette proportion est en légère baisse depuis une trentaine d’années après avoir fortement diminué dans les années 1970 et 1980, conséquence des lois autorisant la contraception médicalisée puis l’avortement. Les naissances précoces sont les plus fréquentes dans les DOM.
En 2016, la Martinique compte 131 200 emplois, en diminution sur la période 2006-2016. Néanmoins, la situation du marché de l’emploi est disparate selon les intercommunalités. L’agglomération de Fort-de-France, poumon économique de l’île, perd des emplois ainsi que la CAP Nord Martinique, tandis que l’Espace Sud Martinique reste dynamique. Dans trois cas sur dix, les personnes en emploi vont travailler hors de l’intercommunalité où elles résident. Le nombre de navetteurs est stable depuis 2006.
Etude réalisée en partenariat avec la DEETS Martinique. Dans un contexte de reprise d’activité depuis la fin des restrictions sanitaires, la tension sur le marché du travail martiniquais atteint son plus haut niveau en 2022 depuis 2011. Elle est particulièrement forte dans les secteurs du BTP, de l’agriculture et de l’industrie.
En 2014, les conditions d’emploi en Martinique sont moins favorables aux femmes qu’aux hommes. Cependant, la mixité professionnelle est assez forte sur l’île et les inégalités salariales entre les deux genres sont parmi les plus faibles des régions françaises.
En 2018, en France, 71,9 % des personnes âgées de 15 à 64 ans sont actives au sens du Bureau international du travail (BIT), qu’elles aient un emploi ou soient au chômage. Ce taux augmente de 0,4 point en 2018, atteignant son plus haut niveau depuis 1975. Cette hausse est due à celle du taux d’emploi (+ 0,7 point pour les 15-64 ans), plus marquée pour les jeunes et les seniors.
En 2018, la population active est stable en Martinique et s’établit à 153 000 personnes en âge de travailler. Le taux de chômage est stable et concerne 18 % de la population active. L’activité salariée et le secteur tertiaire regroupent la majorité des emplois, notamment chez les femmes. Celles-ci sont néanmoins plus exposées à des situations précaires aux frontières du chômage, ainsi que les jeunes actifs et les personnes peu diplômées.
Entre 2014 et 2018, le taux de chômage a baissé dans les quatre DOM historiques et le taux d'emploi a peu varié. L'écart avec la France métropolitaine reste stable et marqué. Sur la même période, en Guyane, le halo autour du chômage, déjà élevé, a sensiblement augmenté. Mayotte se distingue nettement des autres DOM avec une situation qui s'est dégradée en quatre ans du fait notamment de la forte croissance démographique qui amène de nombreux candidats sur le marché du travail. Le taux de chômage y atteint 35 % en 2018.
En 2018, l’emploi en France progresse moins vite : + 225 000 après + 338 000 en 2017, malgré l'accélération de l’emploi non salarié. L’emploi est surtout porté par le tertiaire marchand, la légère reprise de la construction et une hausse dans l’industrie. Le ralentissement du tertiaire non marchand se poursuit. En 2018, l’emploi n’augmente plus partout : il baisse à La Réunion, en Bourgogne-Franche-Comté, dans le Centre-Val de Loire et le Grand Est. Il est par contre particulièrement dynamique en Corse, en Guadeloupe et en Guyane.
L'emploi dans la fonction publique - année 2018
En 2019, en France, 71,7 % des personnes âgées de 15 à 64 ans sont actives au sens du Bureau international du travail (BIT), qu’elles aient un emploi ou soient au chômage.
Près de trois quarts des résidents d’un quartier prioritaire de la politique de la ville bénéficient d’au moins une prestation légale versée par les caisses d’allocations familiales, contre un peu moins de la moitié sur le reste du territoire. Parmi les foyers allocataires, les couples avec enfants sont moins présents dans ces quartiers alors que les personnes seules, les couples sans enfant et les familles monoparentales y sont surreprésentés. Dans les quartiers prioritaires, la part d’allocataires bénéficiant de prestations sous conditions de ressources est plus élevée, en lien avec la plus grande faiblesse des ressources monétaires de ces populations.
Au 1ᵉʳ janvier 2016, 66 362 000 habitants vivent en France (hors Mayotte), soit une croissance de 0,4 % par an depuis 2011. L’accroissement démographique concerne toutes les régions, à l’exception de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Bourgogne-Franche-Comté. Cependant, le dynamisme démographique s’affaiblit.
Avec 376 480 habitants au 1er janvier 2016, la Martinique compte 15 827 personnes de moins qu’en 2011. Le départ de nombreux jeunes Martiniquais vers la France métropolitaine est à l’origine du déficit démographique. En 2017, le nombre de décès se rapproche du nombre de naissances. Les mariages sont en hausse.
Au 1er janvier 2019, la France compte près de 67 millions d’habitants. Au cours de l’année 2018, la population a augmenté de 0,30 %. Comme les années précédentes, cette progression est principalement due au solde naturel (+ 144 000 personnes), différence entre les nombres de naissances et de décès, bien que ce solde soit historiquement bas.
En 2018, les inégalités et le taux de pauvreté augmenteraient. Selon la méthode d’estimation avancée basée sur la microsimulation, les inégalités de niveau de vie augmenteraient en 2018 : l’indice de Gini augmenterait de 0,005 pour s’établir à 0,294 et le ratio entre la masse des niveaux de vie détenue par les 20 % de personnes les plus aisées et celle détenue par les 20 % les plus modestes augmenterait de 0,1 pour s’établir à 4,4. Le rapport interdécile serait quasi stable à 3,5. La hausse des inégalités serait surtout liée à la forte augmentation des revenus des capitaux mobiliers désormais soumis au prélèvement forfaitaire unique, concentrés chez les plus aisés.
En 2019, 15 % des personnes de 15 ans ou plus n’ont pas utilisé Internet au cours de l’année, tandis que 38 % des usagers manquent d’au moins une compétence numérique de base et 2 % sont dépourvus de toute compétence. Ainsi, l’illectronisme, ou illettrisme numérique, concerne 17 % de la population. Une personne sur quatre ne sait pas s’informer et une sur cinq est incapable de communiquer via Internet. Les personnes les plus âgées, les moins diplômées, aux revenus modestes, celles vivant seules ou en couple sans enfant ou encore résidant dans les DOM sont les plus touchées par le défaut d’équipement comme par le manque de compétences.
En 2017, les ménages résidant en Martinique consacrent la moitié de leur budget aux transports, à l’alimentation et au logement. Les modes de consommation diffèrent selon leurs revenus et leurs caractéristiques et font apparaître trois profils types de consommateurs : les aînés défavorisés donnant la priorité aux dépenses alimentaires, les locataires aux revenus modestes et les actifs en emploi consommateurs de biens de confort. Entre 2011 et 2017, les choix en matière de consommation des ménages ultramarins se rapprochent de ceux des métropolitains, avec notamment un poids des dépenses de transport et des biens de confort en hausse.
Au 1ᵉʳ janvier 2017, 66 524 000 habitants vivent en France hors Mayotte, soit une croissance moyenne de 0,5 % par an depuis dix ans. La population augmente plus vite dans les communes peu denses notamment celles situées dans la périphérie des principales villes, témoignant ainsi de la poursuite de l’étalement urbain. Les communes densément peuplées connaissent une nette progression de leur densité liée à un excédent des naissances sur les décès. Les communes peu denses attirent de nouveaux habitants, cette attractivité se diffuse sur des territoires de plus en plus éloignés. La croissance des espaces de faible densité concerne 80 % des départements.
En France, en 2018, 68 % des enfants mineurs vivent dans une famille « traditionnelle », 21 % vivent dans une famille monoparentale, et 11 % vivent dans une famille recomposée : 7 % avec un parent et un beau-parent et 4 % avec leurs deux parents. Au total, 28 % des enfants résident donc avec un seul de leurs parents. La part des enfants vivant en famille recomposée varie de 7 % en Martinique et dans les Hauts-de-Seine à 17 % en Guyane. Les enfants des familles « traditionnelles » vivent plus souvent à l’Ouest et à l’Est de la France, alors que ceux des familles monoparentales sont très présents dans le pourtour méditerranéen et les départements d’Outre-mer.
Au 1er janvier 2020, la France compte 67 millions d’habitants. Au cours de l’année 2019, la population a augmenté de 0,3 %. Comme les années précédentes, cette progression est principalement due au solde naturel (+ 141 000 personnes), différence entre les nombres de naissances et de décès, bien que ce solde soit historiquement bas.
Au 1er janvier 2019, 363 480 personnes vivent en Martinique. Le solde naturel est légèrement positif. Pour autant, la Martinique perd des habitants chaque année. Le départ des jeunes, qui entraîne un solde migratoire fortement déficitaire et le faible taux de natalité y contribuent. L’espérance de vie reste stable en 2018. Par ailleurs, le nombre de mariages baisse et plus de la moitié des enfants mineurs vivent dans une famille monoparentale
Les ménages ultramarins consomment moins que ceux de la métropole. Les disparités de dépenses selon le revenu et le profil des ménages y sont plus prononcées. Ainsi, les familles monoparentales et les couples sans enfant ont un niveau de consommation qui s’écarte davantage de la moyenne qu’en métropole. Les principaux postes de dépenses sont identiques dans les DOM et en métropole. Cependant, leur hiérarchie diffère : les transports devancent souvent le logement et l’alimentation. Mayotte fait exception, les ménages consacrent en moyenne un quart de leur budget à l’alimentation.
Au 1ᵉʳ janvier 2019, la France hors Mayotte compte 36,6 millions de logements. En France métropolitaine, 82 % des logements sont des résidences principales et 56 % des logements individuels. Depuis 35 ans, la part de résidences principales a légèrement diminué tandis que celle des logements vacants s’est un peu accrue. 16 % des résidences principales sont situées dans l’unité urbaine de Paris et 39 % des résidences secondaires dans les communes rurales. La part de ménages propriétaires est stable à environ 58 % depuis 2010. Dans les départements d’outre-mer, le parc de logements augmente plus vite qu’en métropole : + 2,5 % en moyenne par an depuis 35 ans contre + 1,1 % en métropole.